L'harmonie cosmique
Réalisation : Jean-Marc Rohart
Un conférencier, décidément vaincu par les pièges du langage, revisite l'histoire de l'art... Il nous propose la visite d'un musée et nous donne quelques pistes pour trouver comment se comporter devant une peinture.
| Catégorie : | Unitaire | ||
| Genre: | Animation | ||
| Durée: | 6' | ||
| Année: | 2005 | ||
| Auteur-réalisateur: | Jean-Marc Rohart | ||
| Dessin, animation, voix: | Jean-Marc Rohart | ||
| Production: | Jean-Marc Rohart | ||
| Son et musique: | Stéphane Milleret | ||
| Diffusion: | Canal +, BeTV Belgique | ||
| Sélections: | Festival d’Annecy, 20007 ; Festival Pontault Combault, 2007 ; Festival de Bègles ; Festival Tous Courts, Aix-En-Provence, 2007 ; 20es Instants vidéos, Marseille, 2007. |
A propos du film L’harmonie cosmique
« à travers les balbutiements, les bégaiements et les approximations langagières d’un hypothétique conférencier, la voix de l’artiste, sensible et tremblée, semble d’abord se livrer au très académique exercice d’un cours d’histoire de l’art.
mais au fil des craquées verbales du professeur-poète qui, loin d’être gratuites, ouvrent comme tous les vrais jeux de mots, sur des abymes de l’inconscient, le spectateur est entrainé dans une interrogation sans fond sur les vertiges de la création… ou de l’être-au-monde-comme-artiste…
jean-marc Rohart ne nous confie-t-il pas que le peintre se donne à voir en tant que peinture NOUS regardant ?...
et en effet, alors que la voix off feint de nous parler de l’art depuis un point de vue extérieur, son trait, lui, nous invite, ici et maintenant, à saisir et à partager un peu de l’essence de la création artistique. » - Emanuelle Costet
Le parcours de Jean-Marc Rohart
Après des études aux Beaux Arts de Nancy et l’obtention d’un diplôme d’architecture d’intérieure à l’école Boule (Paris), Jean-Marc Rohart se consacre à la peinture durant plusieurs années. Il collabore avec les galeries « Le Miroir d'Encre » (Bruxelle), l'Horloge (Paris), Jade (Colmar), Lavigne-Bastille (Paris), Damasquine (Bruxelles), Ovadia (Nancy). A présent, son travail est axé sur la réalisation de courts-métrages.
Filmographie
« La quiche au l’art », 6’, animation, vidéo, 2006
« Des espoirs », 6’, animation,vidéo, 2006
« Le spectre acteur », 6’, animation, vidéo, 2006
« L’harmonie cosmique », 6’, animation, vidéo, 2006
« La peau de mot », 3’ essai, vidéo, 2006
« La définition définitive de l’art », 3’, essai, vidéo, 2006
« La femme qui dort », 5’, essai, vidéo, 2006
Pour en savoir plus
http://jeanmarc-rohart.magix.net/website
Pour le plaisir de voir ou revoir...
Ofskäär
Réalisation : Samuel Bester
Sur l'île de Sylt, le temps est ralenti, les vents sont violents. Les hommes tentent de résister aux éléments.
| Catégorie | Unitaire | ||
| Genre | Expériemental | ||
| Durée | 14' | ||
| Année | 1997 | ||
| Format | DV | ||
| Production | Samuel Bester / Ecole Supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg | ||
| Réalisateur-cadreur-monteur | Laure Brasseul | ||
| Projections | 9e Vidéofestival, Saarbrüken, 1997 ; 10e Instants Vidéo, Manosque, 1997 ; 2e Rencontre des réalisateurs, Annecy, 1998 ; Cort Festival, Imola, 1998 ; 20e Festival Tout Courts, Aix en provence, 1998 ; Traverse Vidéo, Toulouse, 1999 | ||
| Prix | Prix "Point de vue", 13e Film & Videotage, Bâle, 1997 |
Le parcours de Samuel Bester
Samuel Bester est initié à l’art par l'artiste Falk Veyran en Suisse. Ensuite il suit des études d’arts appliqués à Nîmes et poursuit ses recherches à l’école Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. Avec Jean-François Guiton, il prend conscience de l’importance que la vidéo va prendre dans sa vie et dans sa démarche artistique. Des rencontres avec des artistes tels Sarkis et Jochen Gertz vont le conforter dans ses choix et lui donnent du cœur à l’ouvrage. Aujourd’hui monteur et réalisateur, il partage sa vie et son travail entre la France et l’Allemagne. Aux frontières des genres, ses films sont souvent d’inspiration documentaire et expérimentale.
Filmographie
« Bi di Wik (le pays où la terre recule) » 16 min, vidéo, 1996
« N’oublie pas que tu vas mourir » 3 min, vidéo, 1997
« 3 minutes d'apné pour un sac » 4 min, vidéo, 1997
« Jungle » 5 min 30 sec, vidéo, 1997
« Biike » 10 min, super 8, 1997
« Ofskäär » 14 min, super 8, 1997
« ∞ » 4 min 30 sec, vidéo, 1997
« In between » 10 min 30 sec, vidéo, 1997
« Universal Times » 3 min 30, super 8, 1997
« Couper une tomate en quatre en courant » 16 min, super 8, 1998
« Léna Vandrey, leçon de choses » 26 min, vidéo, 1998
« Boulevard du Nord » 18 min, vidéo, 2001
« Kumm Weer » 17 min, super 8, 2001
« Glas » 52 min, vidéo, 2001
« The Party » 11min, vidéo, 2002
« Orfeu Terreau » 39 min, vidéo, 2002
« Wonderful » 46 min, vidéo, 2003
« De la Neige pour Noël » 08 x 3 min, vidéo, 2003
« ARS GRATIA ARTIS » 09 min, vidéo, 2004
« 12 récits de Noël » 12 x 3 min, vidéo, 2004
« Dent du Chat » / « Mont Blanc » / « Môle », 4/5/6 min, vidéo, 2006
« Sönenböör » 13’, super 8 / DV, 2006
La prise du grand garçon
Réalisation : Laure Brasseul
Dans sa petite entreprise d’aquaculture, Xavier élève des gambas dans une lagune de l’île de Ré. Avec la belle saison et les estivants vient l’époque de la pêche. Au crépuscule, Xavier pose les filets qu’il viendra chercher le lendemain à l’aube, gorgés de gambas les bons jours, de prédateurs les mauvais. La nature est son alliée... et sa pire ennemie.
| Catégorie | Unitaire | ||
| Genre | Documentaire | ||
| Durée | 20' | ||
| Année | 2002 | ||
| Format | DV | ||
| Production | Laure Brasseul/Université de Nanterre | ||
| Réalisatrice-cadreuse-monteuse | Laure Brasseul | ||
Le parcours de Laure Brasseul
Diplômée
de Normale Sup en Sciences Humaines, Laure Brasseul découvre le
documentaire en suivant les enseignements du DEA de Cinéma Ethnologique
créé par Jean Rouch. C’est au cours de celui-ci qu’elle réalise son
premier documentaire, La Prise du Grand Garçon, sélectionné
au 23ème Bilan du Film Ethnographique de Paris. Ce film est le portrait
d’un métier et d’un homme, aquaculteur de gambas, portrait dans la
lignée du cinéma ethnographique rouchien. Il emmène le spectateur dans
un voyage subjectif dans le temps, l’environnement, et les gestes
propres à ce métier atypique.
Dans le cadre d’un DESS de Réalisation Documentaire, Laure Brasseul réalise L’Etoffe de nos rêves et Claire et les Imondapars, deux documentaires liés au monde du théâtre.
Actuellement Laure Brasseul vit à Strasbourg où elle se consacre à la réalisation.
Voulez-vous jouer aux dames ?
La mort du pieds-de-poule.
Réalisation : Céline Ahond
Voici l’histoire d’un personnage devenu minuscule : grand comme un pied-de-poule. Après un échec dans un grand combat de dames, il est aspiré dans des fils électriques et se trouve coincé dans la télévision. Un périple qui lui réserve bien des surprises…
| Catégorie | Unitaire | ||
| Genre | Expérimental | ||
| Durée | 10' | ||
| Année | 2004 | ||
| Format | mini DV | ||
| Production | Céline Ahond / Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg | ||
| Réalisatrice-cadreuse-monteuse | Céline Ahond |
A propos du film Voulez-vous jouer aux dames ?La mort du pieds-de-poule.
« A une époque, je collectionnais les différents motifs que l'on pouvait voir sur les tissus. Au rayon mariage du magasin Tati de Strasbourg, mon attention s'était alors portée sur une toute petite veste d'un garçon d'honneur. Celle-ci était coupée dans un tissu pied-de-poule et avait l'allure d'une veste d'adulte. Je me suis alors rapidement constitué un costume intégrale pied-de-poule à partir de vêtements récupérés. Il m'a servi à de multiples occasions artistiques ou non. Dans la vidéo «Voulez-vous jouer aux dames ? La mort du pied-de-poule.», comme dans d'autres travaux je voulais questionner l'espace entre les images. C'est à dire imaginer la place du spectateur qui regarde quelqu'un en train de regarder. Il y a donc une mise en abyme simple par le biais d'écrans vidéos et d'une mise en scène de mon image. En jouant sur les notions d'échelle, je juxtapose l'histoire d'un personnage grand comme un pied-depoule pris dans la fabrication et le montage de cette vidéo, avec celle de géants qui jouent aux dames sur un motif pied-de-poule.
Tout ceci s'est mis en place alors même que ce motif plutôt caractéristique des années 50 subissait une incroyable recrudescence en 2004 encore plus persistante aujourd'hui.Depuis cette vidéo je suis allée filmer un élevage de 8000 poules, et j'ai découvert la comédie musicale québécoise Pied-de-poule écrite par Marc Drouin en 1982. »
- Céline Ahond
La démarche de Céline Ahond
« Comment dans un geste artistique réussir à donner à voir ce que nous vivons ? Je suis souvent amenée à résoudre cette question par la forme de l'ambiguïté et du doute. Quelques soient les problématiques abordées je "joue à faire semblant pour de vrai". Les habitudes, partagées sans que nous le sachions, constituent pour moi une mise en scène dissimulée de la vie. Seulement l'art ce n'est pas la vie, mais ce qui m'intéresse dans l'art c'est ce qui est vivant. Je pars de ce constat personnel pour soulever les notions d'imitation et de vraisemblance par le biais du jeu et de la narration. Des performances sont souvent en lien avec les vidéos que je réalise. Prendre la parole, renvoie à "Je vais vous raconter une histoire". C'est par le langage que j'arrive à exprimer une pensée en construction, qui, de renvoi en renvoi, fonctionne sur un mode encyclopédique. Une question est alors le point de départ ; initialement clairement cernée, son champ d'interrogation prend de l'ampleur au fur et à mesure des recherches. Chaque question est en rapport à une problématique. Celle-ci permet l'élaboration de textes et surtout de montages d'images : fils directeurs de mon propos.Les éléments nécessaires à l'élaboration de chaque nouvelle situation vont de l'anecdote à la référence historique, je les trouve dans le dictionnaire, les fables, les légendes, les contes et les ritournelles. Rejouer les gestes du quotidien avec les déguisements, les accessoires et les mots devient prétextes à partager une interrogation au sein d'un imaginaire collectif. Par les jeux de mots et les associations d'images, l'espace ainsi mis en place devient le temps de rencontre où informations plausibles, croyables, ou effectivement réelles se côtoient dans la mise en doute flagrante d'une frontière entre mensonge et vérité. Tout reste ouvertement bricolé, construit par rapiéçage. Le procédé d'incrustations apparaît de façon récurrente dans les vidéos. C'est encore une fois en mettant "plusieurs images dans la même image", que je tente de dire ce que nous ne voyons pas. » - Céline Ahond
Biographie
Née à Clermont–Ferrand en 1979, diplômée en 2006 de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. Céline Ahond vit et travaille actuellement à Paris.
Filmographie
« L'espace entre les images » (2007)
« C'est pas la mer à boire » 5min, 2006
« Les descendants du ptérodactylus sont-ils encore vivants ? » 13min, 2005
« Voulez-vous jouer aux dames ?La mort du pied-de-poule. » 10 min, 2004
« Cette fourmi mesure 5,9 centimètre » 5min, 2004
Cette fourmi mesure 5,9 centimètres.
Réalisation : Céline Ahond
Un grand chantier se met en place. Ici les ouvrières sont des fourmis, elles travaillent d’arrache pied au son du métronome. Un personnage est chargé d’une mission impossible : mesurer cette fourmi. Pourra-t-il accomplir sa tâche ? Et comment se sauvera-t-il de ce chantier de plus en plus infernal ?
| Catégorie | Unitaire | ||
| Genre | Expérimental | ||
| Durée | 5' | ||
| Année | 2004 | ||
| Format | mini DV | ||
| Production | Céline Ahond / Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg | ||
| Réalisatrice-cadreuse-monteuse | Céline Ahond |
A propos du film Cette fourmi mesure 5,9 centimètres.
« Cette vidéo de 5 minutes a été réalisée dans le contexte de la performance collective «On sait compter jusqu’à 1000 en faisant un trou» aux Nuits Blanches de Paris à l’initiative de Francisco Ruiz de Infante. Chacun des 11 participants était invité à produire une vidéo autonome, qui a été montrée dans l'ensemble de l'installation. Le recours au mode d'incrustation s'est fait de manière inattendue. Mon intention était de matérialiser la circulation entre différents espaces : celui de l'élaboration du travail, celui de la performance telle qu'elle était présentée aux Nuits Blanches, celui d'une situation imaginaire à l'échelle de fourmis. Sachant que j'allais participer physiquement à cette mise en scène collective, j'ai utilisé mon image qui se déplace dans cet emboîtement d'espaces. L'ordinateur qui apparaît à l'image est celui avec lequel j'ai fait ce montage, sur l'écran une des fourmis filmée mesure 5,9 centimètres. Je me suis appuyée sur un travail antérieur pour lequel pendant 2 ans j'avais pris en photo des paysages contenant une borne orange de circulation. L'ensemble des photos obtenues m'avaient par ailleurs aidée à réaliser à une performance : «Le tirage au sort des 1000 bornes». Au moyen d'un jouet, réplique en miniature de ce genre de borne, j'ai retranscrit dans la vidéo cette délimitation compulsive du chemin qui se dessine. En expérimentant quelques diffusions sur le même ordinateur, sur une simple télévision, ou sur grand écran, je reste surprise du sens et des possibilités qu'offre cette mise en abîme en fonction de l'organisation de la projection. Lorsque je suis présente dans l'espace, j'expérimente par mon image la frontière parfois ambiguïté entre une histoire plus qu'improbable et une mise en scène dissimulée de la vie. » - Céline Ahond
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